TurquieVision
Fouilltes de Sagalassos

Isparta, la ville de la rose

le 2014/09/16

Musée du tapis Isparta

      Isparta, la ville principale de la province du même nom, est située sur les plateaux des montagnes du Taurus et dans la région des lacs.

Elle est réputée pour son huile et son eau de rose obtenus à partir des “roses d’été de Damas” qui abondent dans la région. Utilisée dans l’industrie cosmétique, cette huile est exportée quasiment en totalité à Grasse en France pour la fabrication de parfums.

Aux quatre coins de la ville se trouvent des magasins et boutiques où l’on trouve une multitude de produits fabriqués à partir de ces deux précieux ingrédients, la majorité étant des cosmétiques mais on trouve aussi de délicieux loukoums ou de la glace à la rose toute aussi bonne.

Le marché couvert Firdevs bey construit par le célèbre architecte Sinan en 1561 sous le règne de Soliman le Magnifique à la demande de Firdevs, alors gouverneur d’Isparta, a gardé sa vocation initiale puisqu’il accueille toujours entre ses murs quelques commerçants et artisans.

A quelques pas de là se trouve la mosquée Kutlubey (Ulu camii) érigée durant le règne du sultan Murat 1er. La construction originale, datant de 1429, était la plus vieille mosquée de la ville. Elle fut détruite en 1899 et reconstruite en 1904. Dix ans plus tard, un tremblement de terre la réduit en peau de chagrin et la mosquée visible de nos jours ainsi que le minaret datent de 1922.

La mosquée du prophète érigée en 1782-83 appelée aussi « Çinili camii » en référence aux faiences qu’elle abrite mérite également d’être visitée. Cette mosquée a fait l’objet de nombreuses restaurations au fil du temps.

Une autre mosquée est réputée même si elle ne présente pas d’intérêt majeur, c’est Sinan camii, construite également par ce dernier.

Deux églises grecques orthodoxes se trouvent à Isparta. Il s’agit d’Aya Payana visiblement construite en 1750 et dont le toit a été entièrement refait en 1999. L’intérieur, qui devrait être de toute beauté, est malheureusement laissé à l’abandon.

La seconde église s’appelle Aya Yorgi (St-Georges) et date de1857-1860. L’inscription en lettres grecques de sa date de réalisation se trouve au musée archéologique de la ville qui fait l’objet actuellement de travaux de restauration. L’impressionnant clocher a été rajouté en 1903. A travers les parements de fenêtres, il est possible de voir les traces de fresques sur les colonnes et les murs intérieurs.

Isparta est également réputée pour ses tapis à poils longs et un musée du tapis et des kilim a été inauguré le 30 août 2013. Des centaines de pièces dont certaines très anciennes et de grande valeur y sont exposées sur huit étages.


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