Le musée-église Sainte-Irène, première cathédrale byzantine d’Istanbul
fut construite en 324 par l’empereur Constantin 1er sur l’emplacement d’un temple dédié à Aphrodite et à la pensée divine. A cette époque, elle est la plus vaste église de Byzance. En 330, lorsque la cité grecque devient Constantinople, Sainte-Irène endosse le rôle de cathédrale jusqu’en 360 jusqu’à la fin de l’édification de la basilique Sainte-Sophie à laquelle elle était reliée, formant ainsi le duo ecclésiastique du patriarcat.
Les assises du second Concile oecuménique ont lieu à Sainte-Irène en 381. En 532, elle est ravagée par les flammes, tout comme sa voisine, puis reconstruite sur ordre de l’empereur Justinien en 540 avec des coupoles.
En 740, elle est détruite par un tremblement de terre. Léon l’Isaurien qui règne à cette époque, la fait réparer et agrandir. La croix dans le choeur est le signe visible intérieur de cette période iconoclaste, tout comme l’architecture qui nous est parvenue.
Après la conquête de Constantinople en 1453, Sainte-Irène échappe au sort de nombreuses églises transformées en mosquée et devient un arsenal destiné aux janissaires.
En 1869, elle devient musée impérial sous le nom de Müze-i Hümayun. En 1908, elle se transforme même un temps en musée militaire. La direction du musée Sainte-Sophie va prendre le relais pour sa gestion et le 1200e anniversaire du concile de Nicée (İznik) y sera célébré en 1987.
De nos jours, elle n’est ouverte qu’en juin, lors du prestigieux Festival annuel de musique de la ville qui bénéficie ainsi d’une acoustique exceptionnelle.
L’église Sainte-Irène a été conçue selon un plan basilical à trois nefs avec une coupole surmontant la croisée, constituant ainsi un des premiers exemples de transition d’un plan basilical à un plan en croix.
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