Les églises russes perchées d’Istanbul

Eglise russe Saint Pantaléon d'Istanbul

Eglise russe Saint Pantaléon d’Istanbul

Dans le quartier de Karaköy d’Istanbul en plein transformation urbaine, tout près du célèbre pont de Galata qui permet de traverser la Corne d’Or et de passer de l’ancien quartier de la péninsule historique à Beyoğlu, sont concentrées les trois églises russes de la ville que peu de touristes connaissent.

Il n’est pas aisé de les trouver et il faut scruter le ciel à la recherche des croix qui permettent de les localiser un peu plus facilement, car elles sont en fait perchées…

Une seule est encore en activité de nos jours, il s’agit de celle dédiée à Saint-Pantaléon. Les deux autres, proches les unes des autres, vouée à Saint-André pour l’une et à Saint-Elie pour l’autre, sont fermées depuis bien longtemps.

Pour accéder à Saint-Pantaléon, une fois repéré l’immeuble où une petite plaque permet de découvrir son nom en russe et en turc, il s’agit de prendre un bon élan pour grimper jusqu’au 6ème étage – les deux autres églises sont d’ailleurs situées à la même hauteur – après être passé devant des appartements habités par des ressortissants russes.

Eglise russe Saint-Elie d'Istanbul

Eglise russe Saint-Elie d’Istanbul

Ce lieu de culte date de 1872 et, à l’époque, il était interdit de construire des églises ayant pignon sur rue… Par contre, la législation n’interdisait pas que des lieux de prière existent à l’intérieur même de bâtiments existants, d’où leur création sur les lieux même habités par la communauté russe d’Istanbul.

Les fidèles orthodoxes qui se rendaient ainsi en pèlerinage à Jérusalem avant la Première Guerre Mondiale faisaient ici escale et y priaient… Des milliers de russes ont fui leur pays après la révolution Bolchévique de 1917 et se sont réfugiés à Istanbul, en particulier dans le quartier de Karaköy.

L’église Saint-Pantaléon se visite tous les jours et permet, du haut de son balcon clos, de découvrir ses deux voisines précitées.

Les curieux s’y rendront de bon matin lors d’une célébration dominicale ou encore à Noël ou Pâques. Ils découvriront ainsi un rite peu connu et très particulier qui leur fera oublier, le temps de la visite, qu’ils sont à Istanbul et non pas à Moscou ou dans une autre ville russe.

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