Peu après l’entrée, une terrasse de belle taille abrite l’immense complexe cultuel dédié à Teshub, dieu de l’orage et Hepatu-Arinna, déesse du soleil. Pas moins de 160 m x 130 m en font le plus grand temple hittite connu comprenant maintes salles destinées au culte, des échoppes, des dépendances,…
Ce lieu avait en effet aussi une évocation économique, semblable au principe du forum latin. Comme le pan de muraille visible à l’entrée du site, les murs du complexe étaient également en briques crues.
L’accès au complexe se fait par une porte unique dont le seuil est encore visible. La route dallée longe le temple même. Une vaste cour centrale est entourée de salles. D’un côté se trouve l’accès aux deux saints des saints, les adytons où les statues des divinités étaient exposées.
En face du temple, la maison aux ateliers abritait à la fois commerces ainsi que divers logements. Au vu des tablettes de signes cunéiformes trouvées sur le site, plus de 200 personnes habitaient là. Les immenses amphores installées dans le sol permettent de localiser les entrepôts.
La route file en direction des remparts de la ville haute. Les Hittites étaient réputés pour leur savoir-faire au niveau de l’architecture défensive et les ruines le prouvent bien. Deux rangées de remparts dont l’intérieur était renforcé à l’aide d’un mur extérieur séparé de 6 m, étaient couvertes de glacis, compliquant l’accès pour les attaquants.
Trois portes sur les six des remparts sont encore visibles aujourd’hui. Celle des Lions comporte de superbes sculptures des félins sur les chambranles extérieurs. La porte des Sphinx, installée sur le point le plus haut des remparts, est accessible par deux escaliers monumentaux. En-dessous, un couloir souterrain long de 71 m appelé poterne permet encore de traverser la muraille et de se retrouver dans la nature. Vu sa hauteur, elle était accessible à des cavaliers.
Enfin, sur le chambranle gauche de la muraille intérieure de la porte du Roi, admirez la copie d’un superbe personnage dont l’original est exposé au Musée des Civilisations Anatoliennes d’Ankara.
La suite de la balade permet de découvrir de part et d’autre des ruines, qui d’un bastion, qui d’un fortin ou d’une église. La chambre des Hiéroglyphes, construite par Şupiluliuma II, dernier roi hittite de Hattuşa, est couverte sur tous les pans de murs d’hiéroglyphes en bas-reliefs qui racontent l’histoire du souverain.
Büyükkale, autrement dit “la grande forteresse” est bâtie sur un plateau visible de la route. Selon les spécialistes, la résidence du roi se trouvait là, de même que les archives puisque c’est là qu’ont été notamment découvertes plus de 30000 tablettes, écrites soit en hiéroglyphes égyptiens, soit de façon cunéiforme.
Avant de quitter le village de Boğazkale et ses trésors d’une époque finalement peu connue du grand public, un détour par le site de Yazılıkaya, à 2,5 km d’Hattuşa, s’impose… Vous découvrirez ce sanctuaire dans le prochain article.
- Porte des Lions – Site de Hattuşa
- Porte des Sphynx sur le site de Hattuşa
- Escalier monumental – site de Hattuşa
- Porte du Roi, site de Hattuşa























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