Les murailles byzantines d’Istanbul

Une des portes des murailles byzantines d'Istanbul

Une des portes des murailles byzantines d’Istanbul

En arrivant de l’aéroport Atatürk à Istanbul, c’est généralement la route longeant la mer de Marmara qui est empruntée par les touristes pour se rendre dans le centre-ville et une des premières choses qui attire le regard est la vue sur les imposantes murailles byzantines qui délimitent l’ancienne péninsule historique.

Celles-ci datent majoritairement de l’époque de Théodose II, en l’occurrence du Vème siècle. La première partie construite d’un seul tenant et comportant une centaine de bastions a été terminée en 413. Un tremblement de terre survenu en 447 a détruit la plupart de ces murailles. Etant donné qu’Attila se dirigeait vers Constantinople, la reconstruction fut entreprise aussitôt par Constantin, le nouveau préfet de l’Empire d’Orient et deux mois plus tard, les nouvelles murailles étaient en place, doublées cette fois-ci d’une deuxième enceinte – des murs de 5 m d’épaisseur et 8 à 12 m de hauteur – et comportant des douves.

96 bastions presque tous de forme carrée, hauts de 18 à 20 m, sont disséminées sur toute la longueur et six portes aux noms de Yedikule (7 tours), Belgrade, Silivri, Mevlâna, Top et Edirne existent encore aujourd’hui.

Celle de Yedikule est celle qu’on voit en premier et évoque le château aux sept tours construit là. A l’avant, de sympathiques jardins potagers toujours cultivés, étonnent et ravissent à la fois les passants qui prennent le temps de les admirer et d’acheter tomates, salades et autres légumes vendus sur le trottoir.

Les jardins potagers de Yedikule, Istanbul

Les jardins potagers de Yedikule, Istanbul

La porte de Belgrade doit son nom à l’origine des artisans ramenés de Belgrade par Süleyman 1er après avoir conquis cette ville en 1521.

Silivri Kapı, la porte d’Argent, s’appelait à l’époque byzantine Porta ton Pigi, se référant ainsi au lieu de pèlerinage de Pananya Zoodochus Pigi (Notre-Dame Source de Vie), situé alors à environ 500 m de là.

La porte de Mevlâna fait référence au nom du fondateur de l’ordre des derviches tourneurs. Quant à celle de Topkapı – la porte du Canon – elle continue de se dresser fièrement sur l’un des deux sommets de la septième colline d’Istanbul.

Enfin, la porte d’Edirne, quant à elle, est située là où partait la route principale en direction d’Andrinople, ancien nom d’Edirne.

Leave a comment