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Fouilltes de Sagalassos

Sainte-Sophie à Istanbul sous d’autres angles

le 2017/07/12
Visage du Christ, porte impériale de Sainte-Sophie

Visage du Christ, porte impériale de Sainte-Sophie

L’imposante Sainte-Sophie d’Istanbul, tour à tour basilique, mosquée et musée a toujours fait couler beaucoup d’encre et bien souvent, c’est sa stature impressionnante, sa robustesse alliée à son gigantisme qui sont évoqués.

Aujourd’hui, pour changer un peu les habitudes, six détails dont certains que tout le monde ou presque aura vu, d’autres plus surprenants et plus discrets.

Il est impossible de ne pas voir les six énormes disques de bois peint appelés levhas qui sont accrochés aux piliers des galeries. Ce sont les frères Fossati chargés par le sultan Abdül Mecit de procéder à une importante restauration entre 1847 et 1849 qui les ont ajoutés. Mustafa Izzet Efendi, calligraphe de renom, a tracé en lettres d’or et en arabe les noms sacrés de l’islam. Il s’agit d’Allah, du prophète Mohammed et des quatre premiers califes, en l’occurrence Abu Bakr, Umar, Othman et Ali.

D’un côté, un escalier et de l’autre une pente constituée de grosses pierres permettent d’accéder à l’étage d’où la vue est impressionnante sur la nef. Pourquoi cette différence de part et d’autre quant à cet accès, tout simplement pour pouvoir permettre aux chevaux chargés de ramener du matériel de pouvoir monter et descendre grâce à cette pente.

La mosaïque se trouvant à l’étage au niveau de la porte impériale menant du narthex à la nef et que seulement l’empereur, sa cour et le patriarche avaient le droit de franchir les jours de fête comprend le Christ installé sur un trône orné de pierres précieuses et levant la main droite en signe de bénédiction entouré de deux personnes dont peut-être l’empereur Léon VI. Prendre le temps de regarder le visage du Christ permet d’admirer le travail impressionnant de ce chef d’oeuvre en mosaïque.

En levant les yeux au niveau des chapiteaux et des colonnes, on découvre la richesse du décor aux multiples couleurs et mettant en avant des matériaux divers et variés.

Une décoration de toute richesse à Sainte-Sophie

Une décoration de toute richesse à Sainte-Sophie

Côté sud-ouest de la nef, une annexe est totalement ignorée par les milliers de visiteurs quotidiens, il s’agit de la cour du baptistère. Certaines traces laissent à supposer que ce lieu pourrait remonter au 4ème ou au 5ème siècle et être antérieur à Sainte-Sophie. Durant la période ottomane, il a été utilisé un temps comme dépôt pour l’huile des lampes destinées à l’éclairage des lieux. En 1639 à la mort du sultan Mustafa 1er, il fut transformé en mausolée. Le sultan Ibrahim y fut inhumé en 1648. Le bassin de 3,26 m x 2,52 m a été relevé par le célèbre voyageur Evliya Celebi comme étant le plus grand à Istanbul au 17ème siècle.

Avant de repartir, vous aurez peut-être aperçu le gardien de Sainte-Sophie, il s’agit de Gli, un chat tigré qui louche un peu et qui arpente toute la journée la nef. Pas farouche pour un sou, il est habitué à tous ces visiteurs quotidiens et il prend la pose de façon on ne peut plus naturelle. De plus, il apprécie les câlins et moments passés avec lui. S’il pouvait parler, il en raconterait sans doute des choses sur sa grande et majestueuse demeure !


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